Super-prédateur, méso-prédateur
- bemanesse
- 27 mai
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L'activité humaine pourrait favoriser l'expansion du chacal doré en Europe en réduisant l'effet régulateur du loup gris, selon une étude publiée dans Nature Ecology & Evolution. Cette interaction, induite par l'homme, pourrait permettre au chacal d'occuper jusqu'à 75 % du continent, soit près de six fois sa superficie actuelle.
Ce phénomène repose sur un mécanisme écologique bien connu appelé « relâchement de mésoprédateur ».
Le loup gris, en tant que super prédateur, limite naturellement l'expansion du chacal par la compétition territoriale, l'accès aux ressources et parfois même par des interactions agressives directes.
Lorsque le loup disparaît de certaines régions ou évite les zones fortement anthropisées, le chacal trouve davantage d'espaces disponibles pour s'installer et se reproduire.
Les conséquences sur les troupeaux seraient différentes de celles associées au loup. Le chacal doré est un canidé beaucoup plus petit, dont les capacités de prédation restent limitées comparées à celles du loup. Il cible principalement des proies vulnérables : agneaux, chevreaux, volailles, jeunes animaux ou individus affaiblis. Il est beaucoup moins apte à s'attaquer à de grands bovins ou à provoquer des épisodes de prédation massive sur des troupeaux entiers.
Le risque principal résiderait plutôt dans une multiplication des attaques opportunistes et diffuses.
Là où les populations de chacals deviennent importantes, les éleveurs pourraient faire face à des pertes répétées mais de faible ampleur, réparties sur un territoire plus vaste. Cette pression chronique pourrait particulièrement affecter les élevages extensifs peu protégés, notamment ceux pratiquant les mises bas en plein air ou disposant de peu de surveillance humaine.
Le chacal doré présente également une forte capacité d'adaptation aux paysages humanisés. Contrairement au loup, il tolère relativement bien les mosaïques agricoles, les zones périurbaines et les milieux fragmentés. Cela signifie que certaines régions jusque-là peu concernées par la grande prédation pourraient voir apparaître une nouvelle forme de pression sur les petits élevages.
cette dynamique rappelle aussi le rôle écologique stabilisateur du loup. En maintenant sous contrôle les mésoprédateurs comme les chacals, les renards ou parfois les chiens errants, le loup contribue indirectement à limiter certaines formes de prédation diffuse. Ainsi, l'éloignement ou la raréfaction du loup ne conduit pas nécessairement à une diminution globale des dommages sur les troupeaux ; cela peut surtout transformer la nature de ces dommages.
Une nouvelle conséquence sur les tirs sur le loup voit le jour
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